Le magazine

L'info en directl'annuairele forumla librairiel'auteur
l'agendales annoncesl'entraideles formationsles fermages

Le physalis

Ouvrez, ouvrez la cage aux amours...

Le premier physalis aurait été consommé au 1er siècle après JC. Aujourd'hui, il existe près d'une centaine de physalis comestibles. Tous appartiennent à la famille des Solanacées (comme la tomate). Certaines espèces de physalis sont très appréciées en Amérique du Sud et poussent très bien en France. On les consomme chez nous en confiture plus qu'en frais, mais c'est méconnaître la saveur acidulée et sucrée de leur chair fondante.

Curieuse plante que le physalis, tout aussi savoureuse que décorative puisqu'il faut aller chercher son fruit au cœur d'un voile léger gonflé comme un lampion (physalis vient d'un mot grec signifiant "je gonfle"). Parmi toutes les espèces de physalis, quatre sont principalement consommées :

LES VARIETES

Le physalis du Pérou (Physalis edulis ou P. peruviana), appelé encore coqueret du Pérou, contient une petite baie fondante jaune orangé de la grosseur d'une mirabelle. Sa saveur sucrée et acidulée rappelle simultanément celle de la noix de coco, de l'ananas, de la mangue, de la groseille et de la tomate. Rien que ça ! On peut le consommer en frais à l'apéritif comme des tomates cerises. C'est de lui dont on se sert pour faire les confitures.

Le physalis à goût de prune (Physalis prunosa) est aussi nommé prune de terre. Il pousse à l'état sauvage en Amérique. Son fruit est jaune ou vert. On s'en sert dans les recettes de ketchup et de salsa (sauce verte méxicaine).

Le physalis mexicain vert (Physalis ixocarpa) est très populaire au Mexique. Son fruit est gros, ferme et reste vert. Sa saveur citronnée en fait un efficace désaltérant. Il est à la base du tomatillo, sauce verte mexicaine.

Le physalis violet, à grosse baie violette dans un calice parsemé de pourpre, en est très proche.

Deux autres espèces sont prisées des paysagers :

Le physalis petites lanternes, connu sous le nom de lanterne chinoise, d'alkékonge ou d'amour en cage (Physalis alkekengii) et le physalis grosses lanternes (Physalis franchetti) sont comestibles (goût très acidulé) mais sont davantage cultivés pour l'ornementation des jardins.

Ces espèces furent sans doute cultivées par les hommes du Néolithique, premiers paysans d'Europe car des milliers de graines furent identifiées dans des sites lacustres du Jura (- 4000 à - 2000 av. JC).

BIEN ACHETER
BIEN PREPARER

Les bons outils :

Le physalis ne demande pas beaucoup de préparation et ne nécessite pas d'ustensiles particuliers.

Cru :

Cuit :

Pour garder au physalis toute sa saveur, il vaut mieux éviter de le cuire beaucoup. On pourra tout au plus le passer rapidement dans la poêle pour le servir en garniture, accompagné d'autres fruits, avec une viande blanche. On peut aussi le pocher très légèrement dans un sirop épicé et citronné.

Liquide :

Le physalis ne se prête pas à des préparations liquides.

Tendances :

Belles à croquer, ces gracieuses petites lanternes rouge vermillon ne sont pas seulement décoratives. En garniture ou en condiment, elles apportent au plat une délicieuse et rafraîchissante note acidulée à la saveur de groseille à maquereau et de mangue.

Le point de vue du diététicien

 

Bien que consommé en faible quantité et de façon occasionnelle physalis contribue à diversifier notre alimentation et à couvrir nos besoins en micronutriments. Quelques baies ajoutées dans une salade de fruits ou de légumes renforcent l'apport en vitamine C, en carotènes et en fibres du plat : c'est un "plus", non négligeable pour les enfants qui apprécient en général ce drôle de petit fruit, doucement acidulé.

Source APRIFEL