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Communiqué du 07-10-2002

FRANCIS BOUCHE

La Commission européenne prépare-t-elle l'avenir de l'agriculture ?

La Commission Européenne prépare-t-elle l'avenir de l'agriculture... ou son arrêt de mort ?

Il est permis de douter de ses intentions si l'on se penche sur le récent projet de réforme de la PAC.

L'analyse qui guide les propositions de réforme concernant le secteur des fourrages séchés me paraît symptomatique d'une approche technocratique déconnectée des réalités du métier agricole. La critique vise à réformer l'aide aux fourrages déshydratés parce que leur conditionnement nécessite une forte consommation d'énergie. Le souci de protection de l'environnement est une chose, la volonté bureaucratique de revenir à des méthodes de production dépassées parce qu'elles ont échoué en est une autre ! Ainsi, je n'ai pu m'empêcher de penser aux années 50 en lisant ce passage. Si la méthode de séchage artificiel des fourrages s'est imposée, c'est parce que les agriculteurs qui ont essayé de sécher de la luzerne sur des perroquets se sont aperçus que les conditions météorologiques ne permettaient pas d'obtenir un résultat satisfaisant, c'est-à-dire un produit de qualité. Ce constat est d'autant plus valable avec le dérèglement climatique que nous connaissons, marqué par des perturtations et des tempêtes de plus en plus fréquentes.

M. Fischler veut-il que les agriculteurs retournent à ces méthodes, qui rapprocheraient les campagnes des parcs à thème, voire les transformeraient en musées de la ruralité ? La déshydratation est une technique moderne qui permet d'obtenir un produit normé, régulier, ce qui soit dit en passant est conforme à l'un des mots d'ordre de la Commission : qualité des produits avant tout !