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Communiqué du 29-01-2004

FNSAFER

Loi rurale : les SAFER s'étonnent...

« La protection des espaces agricoles pourra-t-elle se faire sans les agriculteurs ? » Telle est la question que les Safer se posent après la discussion du projet de loi en faveur des territoires ruraux à l'Assemblée nationale. Les Députés ont en effet prévu qu'une politique de protection des espaces agricoles périurbains allait être confiée aux Départements. Ceux-ci la mèneront en faisant appel soit aux Safer soit aux établissement publics fonciers locaux (EPF).

Les Safer ont depuis longtemps attiré l'attention des Pouvoirs publics sur les risques que l'expansion incontrôlée des villes faisait courir à l'agriculture, à l'économie locale, à l'environnement et aux paysages dans de nombreux espaces périurbains. Elles saluent les orientations du dispositif adopté par l'Assemblée nationale.

Cependant, elles s'étonnent que les modalités pratiques envisagent de confier un rôle autonome aux EPF alors que l'outil Safer a fait depuis longtemps la preuve de ses compétences pour gérer le foncier, non seulement en faveur de l'agriculture, mais aussi dans des projets de développement local impliquant les agriculteurs. Les Safer souhaitent donc que ces propositions soient améliorées dans le cadre des débats ultérieurs sur ce texte, notamment au Sénat.

« Il n'est pas concevable que, dans une loi rurale, la protection du foncier agricole puisse se faire sans les agriculteurs et en faisant appel à des acteurs urbains, a déclaré André Thévenot, Président de la FNSafer, à l'issue du Conseil d'administration de la FNSafer réuni ce jour. Pour cela, les Safer proposent de renforcer leurs partenariats avec toutes les Collectivités locales et leurs outils pour être les instruments des politiques de gestion du foncier dans l'espace rural, que ce soit pour des projets agricoles, de développement local ou de protection de l'environnement. Les agriculteurs occupent et gèrent 28 millions d'hectares de notre pays et la quasi-totalité des espaces ruraux. Il est indispensable qu'ils puissent faire valoir leur point de vue. »