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Communiqué du 15-12-2003

FEDERATION NATIONALE DE LA COOPERATION BETAIL ET VIANDE

Les coopératives prêtes à prendre leur part
des mesures qui s'imposent dans le cadre
de la crise porcine

Avec un cours à 0,85 € et des coûts alimentaires en hausse de plus de 30% sur quatre mois, la dégradation spectaculaire du marché du porc place une majorité de producteurs d'abord, mais aussi d'entreprises d'abattage dans une situation qui menace leur existence.

Alors que la solidarité nationale s'était exprimée lors de la précédente crise grave, par la mobilisation de divers dispositifs à hauteur de 88 M€, depuis deux ans que dure la crise actuelle, l'intervention des pouvoirs publics s'est limitée à la mise en place d'une enveloppe de 5 M€ destinée à l'allègement des charges des éleveurs.

Aujourd'hui, le temps des discours est terminé, il faut réagir. Les organisations coopératives sont prêtes à prendre leur part des décisions et mesures qui s'imposent et elles demandent aux instances européennes, au gouvernement français et à toutes les organisations de la filière de s'engager avec elles pour faire aboutir les actions suivantes :

Au niveau européen, la mise en oeuvre immédiate des outils de gestion de marché que sont le stockage privé et les restitutions à l'exportation à l'occasion du comité de gestion du 15 décembre prochain.

Au niveau national :

Au-delà des mesures européennes de gestion de marché indispensables pour stopper l'effondrement des cours, les organisations coopératives estiment qu'il appartient aujourd'hui aux principaux acteurs de l'aval de la filière (distributeurs, salaisonniers, RHD), en liaison avec les pouvoirs publics, d'adopter sur la période actuelle un comportement solidaire de leur amont afin que l'aval, comme le soulignait le Premier Ministre à l'Assemblée Générale de Coop de France, "accepte de partager ses marges et de ne pas imposer, systématiquement et quelquefois brutalement, ces règles économiques qui sont dures à supporter pour l'ensemble de nos filières".