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Communiqué du 20-11-2003

COORDINATION RURALE

Les paysans ne sont plus taillables à merci

La proposition de taxe "au sac" d'engrais ou d'aliment du bétail que fait la mission d'information sur les activités agricoles et la protection de l'environnement constitue le dernier avatar de l'obsession gouvernementale à trouver de nouvelles recettes.

Au cours des 10 dernières années, le prix des engrais azotés a subit différentes variations allant du simple au double en fonction du prix du pétrole et du cours du dollar. Cette importante fluctuation des prix a une incidence nulle sur le niveau de fertilisation. Une taxe "au sac" sera donc inefficace pour diminuer les doses d'engrais ; est-ce bien l'objectif recherché ? Non, puisque le seul objet de ce prélèvement est de financer de nouveau emplois (inutiles) dans les Agences de l'eau.

Quant on sait les difficultés que vivent les paysans, leur véritable asphyxie par le corset de fer de la PAC qui leur impose des prix dérisoires et leur interdit de répercuter toute nouvelle charge, on comprend très bien pourquoi ceux-ci abandonnent en masse leur métier. Cette nouvelle taxe ne serait qu'un signal de plus que leur pays ne mérite plus d'avoir de vrais paysans.

La mission menée par Antoine Herth ne propose en fait rien d'autre qu'une nouvelle taxe proportionnelle sur le travail des agriculteurs. Après PROVEA en 2002 et la taxe ADAR en 2003, ce serait donc la taxe "au sac" en 2004 qu'on voudrait leur imposer.

Alors que la communauté scientifique s'accorde aujourd'hui à reconnaître que le procès fait aux nitrates est parfaitement injuste, combien de temps encore la communauté politique va-t-elle ruiner notre pays en s'acharnant sur le faux problème des nitrates ?

Ce profond mépris pour les difficultés et souvent la misère des paysans prépare une situation insurrectionnelle dans les campagnes chez ceux qui se découragent de produire ce dont chacun a le plus besoin : la nourriture.