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Communiqué du 29-10-2003

FEDERATION NATIONALE DES SYNDICATS D'EXPLOITANTS AGRICOLES

Pour que la viticulture française
conserve son dynamisme

Si la filière viticole tergiverse depuis plus d'un an sur les moyens à mettre en œuvre pour reconquérir des marchés, et a trouvé dans l'imitation de la logique des nouveaux pays producteurs de vin une solution, la FNSEA tient à affirmer que pour elle, là n'est pas la solution.

Les viticulteurs ne peuvent accepter d'entrer dans une logique de vins industriels qui les conduirait à n'être plus que de simples apporteurs de raisins, et à voir leurs revenus fonction du bon vouloir de transformateurs. Quels intérêts auront-ils à produire des vins qui seront noyés dans la masse de ceux produits en grandes quantités aux quatre coins du monde, avec des conditions climatiques, sociales, fiscales, défiant toute concurrence ?

La FNSEA ne peut cautionner cela, quelle que soit la dénomination de ces vins : Vins de cépages de France, Vins de pays des vallées de France, ou tout autrement encore.

Avec la mise en place de l'INAO en 1935, la France a positionné sa viticulture dans une logique de terroir, de qualité et de diversité. Le développement des vins de pays s'est inscrit dans celle-ci. Et c'est elle que nous envient et que cherchent aujourd'hui à concurrencer tous ceux qui se sont lancés dans un premier temps dans une logique de vins industriels.

Aussi, au lieu de détruire ce qui fonctionne et permet encore à la France d'avoir la première place sur le marché mondial du vin, mettons tout en œuvre pour renforcer cette place. Pour cela, clarifions l'offre française dans ses rapports qualité/prix, renforçons les contrôles qualitatifs, protégeons les indications géographiques, donnons les moyens de réaliser de vraies campagnes collectives d'information, d'éducation et de promotion.