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Communiqué du 23-10-2003

COORDINATION RURALE

La CR écrit à Luc Guyau
et au député Jean Claude Flory

Comme elle l'avait annoncé dans son communiqué du 9 octobre dernier (Une éco-taxe imbécile), la CR a envoyé deux lettres à Luc Guyau, l'une en tant que président de l'APCA (Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture) et l'autre en tant que Président de la Fédération des Métiers de la Terre de l'UMP. Elle a par ailleurs écrit au député Jean-Claude Flory au sujet du rapport que celui-ci a remis récemment au Premier ministre concernant "les redevances des agences de l'eau".

Dans son premier courrier, la CR fait part de sa stupéfaction à l'égard de "la position de soutien qui a été prise par l'APCA (ainsi malheureusement que par la FNSEA) sur le principe d'une nouvelle taxe ou d'une nouvelle redevance sur l'eau. Il ne vous a certainement pas échappé que Mme Bachelot s'appuie sur le soutien des principales OPA pour avancer dans la mise en œuvre de ce projet, que la CR analyse comme une nouvelle agression contre les agriculteurs à qui l'on a pourtant déjà retiré la capacité de vivre dignement du fruit de leur travail. […] Il est consternant de vérifier une nouvelle fois que la profession agricole elle-même n'est pas capable de se défendre".

Dans sa seconde lettre à Luc Guyau, la CR se dit très choquée "de la proposition faite par le député UMP de l'Ardèche, Jean-Claude Flory, de mettre en œuvre une nouvelle taxe ou une nouvelle redevance sur l'eau pour les agriculteurs". Dans son courrier au député Flory, la CR se dit surprise que celui-ci n'ait "pas jugé utile d'auditionner la Coordination Rurale, syndicat représentatif depuis juin 2000, alors que vous venez de remettre au Premier ministre un rapport dont les conséquences sont importantes pour les agriculteurs".

Dans ces différents courriers, la CR souligne  que "la situation actuelle de l'agriculture, créée par la PAC de 92 et l'Agenda 2000, rend inacceptable toute nouvelle charge. L'artificialisation économique de notre secteur ne permet pas aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail en les rendant dépendants d'aides extérieures. Mis dans l'impossibilité de répercuter la hausse de leurs charges sur le prix de vente de leurs produits, ils se verraient financièrement asphyxiés par le prélèvement injuste de cette redevance sur ce qui leur reste encore de revenu.

Cette proposition est par ailleurs profondément inéquitable car elle se garde bien d'intégrer les apports considérables que fait l'agriculture à la dépollution. Ces apports justifieraient que l'on ait enfin un débat équilibré et honnête sur la relation complexe entre l'agriculture et l'environnement. Traiter le problème de l'agriculture sur le principe pollueur-payeur est un raccourci inacceptable".