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Communiqué du 03-10-2003

AGENCE DE L'EAU ADOUR-GARONNE

Le point sur les pesticides et la qualité des rivières
et des eaux souterraines en Adour-Garonne

A la suite de la publication par l'IFEN (Institut français de l'environnement) du bilan national de la pollution des eaux par les pesticides*, l'Agence de l'Eau Adour-Garonne fait le point de la situation sur le bassin Adour-Garonne (le grand Sud-Ouest, soit 1/5e de la France).

Incidences pour l'eau potable, notamment en zones de cultures intensives

A partir des informations fournies par la Direction régionale de l'action sanitaire et de la santé (DRASS du bassin Adour-Garonne), il apparaît que sur les 6,7 millions d'habitants que compte le bassin,

Les départements les plus concernés se situent, pour la plupart, dans des secteurs d'agriculture intensive : Gers, Hautes-Pyrénées, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Charente et Charente-Maritime.

Globalement, les rivières sont plus contaminées que les eaux souterraines et dans de nombreux cas, des dispositifs de traitement spécifique des pesticides ont du être mis en œuvre pour assurer la distribution d'une eau conforme à la réglementation.

Au cours de son 7e programme d'intervention (1997 / 2002), l'Agence de l'Eau Adour-Garonne a financé la mise aux normes de près de 400 unités de distribution d'eau potable non conformes (tous paramètres confondus), dont 30 spécifiquement pour les pesticides (29 M€ de travaux et 9 M€ de subvention).

Des impacts visibles sur les écosystèmes aquatiques

L'Agence de l'Eau suit régulièrement 32 points d'observation de la contamination des rivières par les pesticides à raison de 10 analyses par an portant sur une trentaine de substances phytosanitaires.

Il ressort que dans de nombreux secteurs du bassin, et notamment dans les vallées de la Garonne, du Tarn, de la Charente et de l'Adour, si les pesticides présents dans les rivières sont susceptibles de provoquer des désordres dans l'équilibre des peuplements animaux et végétaux des (poissons, algues,…), aucune mortalité de poissons n'a été, jusqu'à aujourd'hui, reliée à cette contamination. Les effets à long terme de ces substances sont difficiles à appréhender (croissance des individus, diminution probable de la capacité de reproduction des espèces, perturbations hormonales mises en évidence en laboratoire ...).

Mieux vaut prévenir que guérir

Face à ces incertitudes, il importe de réduire drastiquement la présence des ces substances dans les eaux des fleuves, rivières et lacs pour protéger la biodiversité et la productivité naturelle des ces écosystèmes.

En 2000, les Ministères de l'Agriculture et de l'Environnement ont lancé un programme national d'actions visant à réduire les pollutions dues aux produits phytosanitaires. Ce plan se décline essentiellement au niveau de chaque région  avec les groupes régionaux (GRAP) regroupant l'ensemble des acteurs techniques, économiques et financiers concernés. Co-pilotés par les directions régionales de l'agriculture et de l'environnement (DRAF et DIREN), ces groupes ont pour mission de :

Dans chacune des régions du bassin, l'Agence participe à ces travaux et co-finance avec l'Etat et les collectivités locales les projets locaux. Elle accompagne par ailleurs les actions de conseil mise en place par les organismes professionnels agricoles ainsi que les opérations de collecte et d'élimination des produits phytosanitaires non utilisés, dans le cadre national de la mise en place d'une filière pérenne dans ce domaine.

* Les données exploitées par l'IFEN, tant pour les eaux superficielles que pour les eaux souterraines résultent d'une collecte annuelle réalisée auprès des DDASS, des Agences de l'Eau, des DIREN, des Groupe régionaux d'action phytosanitaire (GRAP), d'IFREMER, des dispositifs d'observations des milieux gérés par les Conseils Généraux ou Régionaux et des traiteurs d'eau.