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Communiqué du 20-08-2003

AGPM

La sécheresse frappe sévèrement
les producteurs de maïs

Les fortes températures de la première quinzaine d'août enregistrées un peu partout en France, conjuguées à une sécheresse persistante depuis le début de l'été auront porté un coup dommageable aux cultures de maïs non irriguées qui représentent la moitié des surfaces de maïs grain en France. Selon les régions, les pertes peuvent dépasser 50 % dans les parcelles les plus touchées.

Quant aux maïs irrigués, qui représentent l'autre moitié, l'essentiel a pu être préservé, car ils ont mieux tenu la période critique de floraison, compte tenu de l'avance des cultures cette année. Mais, là où il y a eu restriction puis interdiction d'arroser, une baisse de rendement est à prévoir de l'ordre de 15 à 30 % selon la date d'entrée en vigueur des arrêtés.

Ainsi, la récolte française de maïs grain estimée à mi-août devrait être de 4 à 4,5 millions de tonnes en retrait soit un recul de l'ordre de 25 %, par rapport à la récolte 2002 (16,4 millions de tonnes). La perte pour les producteurs peut être évaluée à 265 millions d'euros pour l'ensemble de la production du maïs (maïs semences, maïs doux, maïs grain).

Il est donc urgent que le gouvernement prenne acte de l'ampleur des dégâts et que dans un premier temps le fonds de calamités agricoles soit suffisamment abondé pour répondre aux dossiers les plus graves. Des mesures d'accompagnement devront être aussi envisagées. En ce sens, l'AGPM attend beaucoup de la prochaine réunion du vendredi 22 août entre la Profession agricole et le Premier Ministre.

En outre, il est indispensable que cette occasion soit saisie pour relancer le programme des réserves en eau et que les projets en cours soient accélérés. Des réserves en eau suffisantes et une gestion raisonnée de l'irrigation, comme le prône depuis longtemps l'AGPM, limiteront les très graves effets de sécheresses prolongées et répétées.

L'eau ne manque pas en France. Elle tombe abondamment en hiver. Les stocks permettraient de réalimenter les cours d'eau qui, en été, souffrent d'une insuffisance de débit. Agriculteurs, pécheurs, industries sont tous concernés.

L'eau est source de vie, sachons la mettre de côté pour préparer l'avenir d'activités indispensables à la société française et européenne.