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Communiqué du 15-05-2003

FESTIVAL CAMERAS DES CHAMPS

Un génie de l'Afrique remporte le premier prix

A l'issue de la cérémonie de remise des prix du 5ème Festival international du film documentaire sur la ruralité de Ville-sur-Yron "Caméras des Champs", le jury composé de Jean-Paul ACHARD (enseignant "Image et médias" à l'Etablissement National d'Enseignement Supérieur Agricole de Dijon), Stéphane MANCHEMATIN (ingénieur d'étude à l'Université de Nancy et enseignant à l'Institut Européen du Cinéma à Nancy dans le cadre du DESS "Filmer le réel"), Pascal DESHAYES (agriculteur à Ville-sur-Yron), Emmanuel HUMBERT (journaliste au Républicain Lorrain) et Aurélien DUMEZ - HULAUX (étudiant au DESS "Filmer le réel" à l'Institut Européen du Cinéma à Nancy), a decerné les prix suivants :

Premier prix du jury : "Magui ou le génie du lac" de Pierre AMIAND

Dans l'ouest du Mali, au milieu de la savane aride, le lac Magui dispense ses bienfaits aux villages environnants. Maka Dango, le griot, détenteur de la culture et de la tradition orale, met tout son talent de conteur et de musicien pour incarner la voix du lac. Lac et griot ne font qu'un pour nous conduire à la découverte de cette région et de ses habitants : Samba Jallo, le jeune berger peul, Sendé Bathily, la cultivatrice soninké, Almamy Carounta, le constructeur de pirogues bozo et Mahamady Bidanessy, l'écolier soninké. Mais surtout Fodiya Daoda Niang, le pêcheur cubballo. Chaque année alors que la saison sèche avance et que les rives du lac s'éloignent de son village, il quitte sa maison avec sa famille, comme tous les pêcheurs, pour construire un nouveau village au bord du lac à quelques kilomètres de là. Ils y vivront tous pendant quatre mois. Mais dès le début de la saison des pluies et les premiers orages, toutes les familles quitteront ce village provisoire qui sera comme chaque année englouti par les eaux du lac...

Deuxième prix du jury : "Les enfants du fond du lac" de Nicolas DUCHENE et Gertrude BAILLOT

Il y a cinquante ans, disparaissait sous les eaux une partie de la vallée de la Dordogne. Elle emportait avec elle ses forêts, ses routes, ses villages et ses secrets. Les derniers enfants nés en ces lieux sont maintenant des adultes qui ont plus de soixante ans. Le film explore les liens qui les unissent, au plus profond de leur mémoire, à leur "terre natale" aujourd'hui disparue.

Troisième prix du jury : "Un amour de tracteur" de Erell GUILLEMER

Le littoral de la Manche, à marée haute, un matin d'été. Quand la mer se retire, laissant apparaître la vaste étendue des parcs à huîtres, les tracteurs arrivent, envahissent la plage et sillonnent le parc, conduisent les ostréiculteurs au travail, croisent des pêcheurs à pieds ou des promeneurs. Nous suivons les traces des tracteurs jusqu'à ce que, à la tombée du jour, la mer reprenne sa place.

Prix d'encouragement du jury : "Du jus dans les cailloux ou l'électrification de La Peyrière" de Philippe LAFFITE

La Peyrière, petit hameau isolé de la commune de Saint-Michel de Vax, près des gorges de l'Aveyron, dans le nord ouest du département du Tarn. Il y a presque 70 ans, en 1933, arrivait l'électricité, dans les quelques foyers qui subsistaient. Aujourd'hui, les derniers habitants de La Peyrière nous racontent comment l'énergie électrique a transformé leur vie. Ces témoignages nous font comprendre, de façon simple et sans doute banale, pourquoi le progrès, dans une campagne où rien ne semble changer rapidement, ne peut évoluer qu'au rythme des éléments.

Le prix du public a été décerné au film "Juliette et le photographe" de Franck et Marie-Laure DELAUNAY

Une histoire d'amour qui n'en finit pas s'expose en "Une" de Libération, de l'Express... Depuis 15 ans, Denis Dailleux, photographe à l'agence Vu, a fait de sa grande tante Juliette, son modèle préféré. Il l'avait perdue de vue pendant vingt ans mais pour lui, elle a pris une fleur de tournesol, l'a mise sur la tête comme un diadème et lui a dit : "ça te va ?". La célébrité de Juliette, le modèle, n'a en apparence, rien changé à la vie de Juliette Onillon, la paysanne. Dans son village, "la mère Onillon" est du genre "mal vue". Vêtue d'un sarrau, jurant souvent, cette fermière de 95 ans au visage buriné comme celui d'une indienne n'a jamais eu peur du "Qu'en dira-ton".

Ce film rend hommage aux "gens de peu" et à l'essentiel de notre vie : la relation aux autres plus que l'illusion des images.

Site web - http://perso.wanadoo.fr/villesuryron/