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Communiqué du 07-03-2003

FEDERATION NATIONALE DES SYNDICATS D'EXPLOITANTS AGRICOLES

Journée internationale des femmes :

La CNA poursuit le combat de la reconnaissance professionnelle

La journée internationale des femmes est l'occasion de s'interroger sur la reconnaissance des femmes dans leur milieu professionnel.

35% de la main d'œuvre permanente agricole en France sont des femmes. Le combat syndical des agricultrices a conduit à leur reconnaissance statutaire leur conférant des droits sociaux propres.

Néanmoins, l'entrée dans le métier est souvent plus complexe pour une femme que pour un homme. Si l'agriculture est encore majoritairement une entreprise gérée en couple, c'est que madame épouse le métier avec l'agriculteur. Sa formation initiale ne lui permet pas toujours d'accéder aux aides à l'installation : la future agricultrice fait valoir des équivalences et complète sa formation à l'âge adulte.

La nature même du métier d'agricultrice a notablement évolué au cours des dix dernières années : aux fonctions de production (traite, alimentation du cheptel, récolte…) se sont développées des fonctions de gestion comptable et administrative, et de commercialisation. Si bien que l'agricultrice développe des savoir-faire spécifiques et des compétences multiples.

Malheureusement, force est de constater encore aujourd'hui, que dans un milieu très majoritairement masculin, les fonctions techniques et de productions demeurent socialement plus valorisantes : la performance professionnelle se mesure à des indicateurs techniques. De même, en cas de reconversion professionnelle, il est plus aisé à un agriculteur de faire valoir ses compétences techniques dans la recherche d'un emploi salarié alors que madame, eut-elle des années d'enregistrement comptable et de gestion derrière elle, ne pourra prétendre à un poste de comptable.

Aussi, la valorisation du métier des agricultrices passe par la validation des acquis de l'expérience et la reconnaissance des différentes compétences mises en œuvre sur les exploitations. Par ailleurs, la validation d'équivalence entre la formation généraliste et les formations agricoles (pour tout ou partie) doit être facilitée afin d'alléger le parcours à l'installation notamment pour les agricultrices qui entrent dans le métier tardivement.

Tel est le message que portera Maryanick MEHAIGNERIE, présidente de la Commission Nationale des Agricultrices de la FNSEA à la Conférence sur l'Egalité organisée ce 6 mars par Madame la Ministre déléguée à la Parité et à l'Egalité professionnelle, Nicole AMELINE.