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Communiqué du 25-02-2003

APCA

L'image de l'Agriculture :
une fracture entre les générations

Le sondage LOUIS HARRIS* réalisé pour les Chambres d'Agriculture met en évidence des différences notables de perception de l'activité agricole selon les générations. Ainsi, les moins de 35 ans et l es plus de 50 ans ne perçoivent pas l'agriculture de la même manière.

Pour les m oins de 35 ans, l'activité agricole s'exerce principalement sur des exploitations de taille moyenne ou grande : 48% des moins de 35 ans ont cette perception, contre 39% pour l'ensemble des personnes interrogées. Les plus de 50 ans pensent majoritairement que les exploitations ne dépassent pas quelques hectares (50%, contre 42% en moyenne). Pour les moins de 35 ans, ces exploitations sont le plus souvent des grandes entreprises (21%, contre 16% en moyenne), avec des employés (24% contre 16% en moyenne). Les moins de 35 ans sont donc relativement bien avertis des réalités de l'agriculture d'aujourd'hui et de ses tendances.

Quant aux fonctions exercées actuellement par les agriculteurs, la participation à l'entretien des paysage, la préservation du patrimoine sont moins citées par les jeunes que pour l'ensemble de l'échantillon. L'intérêt d'avoir une production nationale est aussi une dimension à laquelle les moins de 35 ans sont relativement moins sensibles que les plus de 50 ans : 77% des jeunes citent cette fonction, contre 84% en moyenne et 91% pour les plus de 50 ans.

Enfin, s'agissant de l'agriculteur, les moins de 35 ans ont l'image d'un agriculteur plutôt diplômé : 23%, contre 19% en moyenne et 13% pour les plus de 50 ans. Dans le prolongement, 29% pensent qu'ils gagnent assez bien leur vie, c'est à dire entre 1500 et 2000 euros, contre 20% en moyenne et 13% pour les plus de 50 ans.

Au total, il existe bien une différence d'approche selon les générations. Les plus de 50 ans ont une vision plus traditionnelle de l'agriculture : petites exploitations, petit revenu, faible niveau de qualification, dimension physique du travail…approche que l'on pourrait qualifier d'affective, en comparaison de celle des moins de 35 ans. Ces derniers apparaissent finalement moins décalés qu'on aurait pu le penser avec la réalité de l'agriculture d'aujourd'hui et ses grandes tendances, ce qui les rend d'autant plus exigeants dans leurs attentes.

« Alors que nous sommes sur un salon qui permet aux citadins de rencontrer le monde agricole, on voit que la fracture est moins celle entre les villes et les campagne, puisque les modes de vie se rapprochent, mais elle est plutôt entre les générations… et pas dans le sens que l'on pouvait imaginer. C'est une vraie surprise. Il faudra approfondir ces résultats et en tirer les conséquences » a déclaré Luc GUYAU, Président de l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture.

* sondage réalisé sur un échantillon de 1000 personnes, selon la méthode des quotas, dans la semaine du 17 au 20 février 2003